écologie

« Et ce qui est très étonnant dans le monde vivant c’est que la nature va partir pour se battre contre les forces de l’univers qui sont des forces entropiques, du désordre, l’univers passe son temps à créer du désordre, de la mort.

 La vie fait l’inverse, elle fait de la néguentropie, elle crée de l’ordre. »

"Un système naturel est stable lorsqu'il est capable de maintenir les caractéristiques principales de sa structure spécifique face aux perturbations internes ou en provenance de l'extérieur.

De ce fait, loin de rechercher le changement, les systèmes naturels s'efforcent de l'éviter. De ce fait, le changement ne se produit pas parce qu'il est souhaitable en soi, mais parce que, dans certaines conditions, il est nécessaire pour en prévenir d'autres qui seraient plus importants et plus dévastateurs.

Ceux qui sont imprégnés du paradigme scientifique, et donc de la conception moderniste du monde, focalisent leur attention sur le changement. Le monde est pour eux en état de changement perpétuel et se transforme constamment dans une direction jugée souhaitable et progressiste, de façon à faire croire que le développement économique ou le progrès est un phénomène naturel.

La réalité est tout autre. La continuité - ou stabilité - a toujours été la caractéristique la plus frappante du monde vivant. "

Teddy Goldsmith - Le Défi du XXIe siècle

« La crise écologique n'est pas simplement une crise de gestion de ressources. Elle révèle la nature des relations que nous avons instaurés avec la vie non-humaine sur Terre. Le terme de « ressource » est d'ailleurs en lui-même tout un programme. Quelle est la valeur intrinsèque d'une ressource? Aucune. La seule valeur d'une « ressource » réside dans son utilité pour celui qui la désigne comme telle. La chosification du monde est la conséquence d'un changement lent mais profond de notre culture. La crise écologique est l'occasion de dévoiler que nous ne sommes pas simplement confrontés à un problème de gestion de moyens, de gestion de ressources, mais c'est une crise culturelle profonde dont les prolongements dépassent largement ce qu'il est convenu d'appeler la problématique écologiste.

L'humanité est devenue une force géologique planétaire et l'Europe a été au cœur de ce processus. Elle a donc produit une partie des anticorps qui permettront de mettre fin à la destruction de la beauté, de la grâce, de la vie libre et sauvage. Les Européens, comme premiers hôtes de la maladie, sont aussi ceux qui portent le remède. Nous portons ainsi le nouveau sens de la Terre en ce que nous pouvons, avec d'autres, fabriquer les anticorps qui permettront de résorber la mise en magasin de la vie. Pour cela il faut exister, pour cela il faut vivre, pour cela il faudra assumer l'impératif de puissance.

Sont sincèrement écologistes ceux qui cherchent à renverser l’oligarchie de l'argent, la mafiacratie des transnationales et à soutenir les alternatives économiques, énergétiques, technologiques, etc. Tous ceux qui luttent contre la souffrance animale, tous ceux qui luttent pour protéger les paysages, tous ceux qui cherchent à satisfaire leurs besoins autour d'eux et à servir leur environnement proche. J'ai exprimé mon sentiment en écrivant ailleurs ceci, « Nous ne défendons pas la nature, nous sommes la nature qui se défend »."

Laurent Ozon, "France, les années décisives"