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« Voilà ce que vous allez devenir, messieurs, si vous vous laissez manipuler par les collectivistes, les théoriciens, les savants… Bientôt on vous fabriquera des hommes dans des flacons, sur commande, spécialisés dans l’œuf et dûment conditionnés dès l’enfance… Déjà on retire à vos femmes leur rôle maternel, déjà on les contraint à des travaux cycliques, déjà on limite votre travail à un ou deux gestes, toujours les mêmes ; déjà on vous abrutit par la drogue, la politique et la spécialisation pour que vous soyez mûrs et fin prêts pour la banalisation. »

Henri Vincenot – Le Maître des abeilles

 

 

"La tyrannie abjecte du Nombre est une infection lente qui n'a jamais provoqué de fièvre. Le Nombre crée une société à son image, une société d'êtres non pas égaux, mais pareils, seulement reconnaissables à leurs empreintes digitales. Il est fou de confier au Nombre la garde de la Liberté. Il est fou d'opposer le Nombre à l'argent, car l'argent a toujours raison du Nombre, puisqu'il est plus facile et moins coûteux d'acheter en gros qu'au détail. Or, l'électeur s'achète en gros, les politiciens n'ayant d'autre raison d'être que de toucher une commission sur l'affaire.

Avec une Radio, deux ou trois cinémas, et quelques journaux, le premier venu peut ramasser, en un petit nombre de semaines, cent mille partisans, bien encadrés par quelques techniciens, experts en cette sorte d'industrie. Que pourraient bien rêver de mieux, je vous le demande, les imbéciles des Trusts ?"

Georges Bernanos, La France contre les robots


Les historiens avaient inventé des expressions pour classer les époques de l'humanité ; l'âge de la pierre, l'âge du fer, l'âge du bronze s'étaient succédé, puis les âges antiques et féodaux. Ces temps-là étaient des temps immobiles. Notre époque consacrait soudain un « âge du flux ». Les avions croisaient, les cargos voguaient, les particules de plastique flottaient dans l'océan. La moindre brosse à dents faisait le tour du monde, les petits Normands partaient au djihad pour poster des vidéos sur YouTube. Les hommes dansaient sur l'échiquier. Ce tournis avait même été érigé en dogme. Une culture se devait à la circulation et aux contrats si elle voulait une chance de se voir célébrée. L'ode à la « diversité », à l' « échange », à la « communication des univers » était le nouveau catéchisme des professionnels de la production culturelle en Europe.


Sylvain Tesson - Sur les Chemins noirs


"Depuis 1976, ça a tant change les cites-dortoirs ? Oui et non.

 Par rapport à la banlieue des années 60-70 d’où je viens, il y a beaucoup plus de Noirs et d’Arabes, on voit des foulards, c'est certain. Mais avec le décret simultané de la loi Veil et du regroupement familial par les nostalgiques de l'OAS et autres anti-gaullistes de l'UDF qui entouraient Giscard, comment s'en étonner ? En poussant les femmes de la moyenne bourgeoisie française à ne plus faire de gosses, tandis qu'on faisait entrer massivement sur notre territoire - régi par le droit du sol - des pondeuses du tiers- monde qui tournent a une moyenne de sept, on s'attendait a quoi ?


 Messieurs les porte- serviettes du Capital et autres plancheurs en loges, ne me dites pas que vous étiez bêtes au point de ne pas prévoir ?


 C'est vrai que plein d'Africains du Nord constituaient, sur le papier, une armée prolétarienne de réserve, de l'OS moins cher non syndique, plus toute une smala de futurs consommateurs sous-équipés. Quand on cherche les gros sous et l’obéissance, pour peu qu'on chie sur la France et son peuple, ça pouvait le faire... Seulement les esclaves ne viennent pas en terre de démocratie pour continuer a jouer les esclaves.


 Que voulez-vous, à force d’avoir les oreilles rebattues de notre belle égalité, ces cons en babouches ont fini par y croire... D’où ces récentes agitations bienveillantes pour les rappeler à la réalité.


 Fatale mutation mécanique, puis coups de pied au cul : situation résumée. "


 

Alain Soral - Misères du Désir.

 


« L'arme n'apporte pas seulement le complément de sa puissance matérielle. Elle offre à celui qui la porte le sens de l'autonomie, de la liberté. « Le Colt rend tous les hommes égaux » L'arme abolit la fourmilière et la médiocrité quotidienne. Elle restitue un certain sens tragique de la vie.

 

C'est bien ce que l'homme de nos sociétés uniformes, soumises aux seules motivations économiques, tente de retrouver, avec une telle fringale, dans un roman policier ou devant l’écran d'un film d'aventure, tandis qu'au milieu du crépitement des coups de feu, le héros, maître de lui, saisit son revolver, dont le barillet vide ne l'empêche pas de tirer...

 

Ne plaisantons pas. Nos sociétés sur-organisées et sur-réglementées, laissent inassouvie une grande soif d'horizons neufs, de poésie, d'aventure. Dans ce désert, l'arme est une source de rêves vivifiante. Elle s'adapte à la personnalité de celui qui la choisit. Chaque arme a un charme secret qui se révèle à celui qui lui est destiné. Cela est si vrai que l'on pourrait parodier le proverbe : « Dis-moi quelle est ton arme préférée et je te dirai qui tu es. » Celui qui possède une arme ne peut être un esclave. C'est sans doute pourquoi le degré de liberté de nos sociétés modernes peut s'évaluer, dans une certaine mesure, à la liberté des armes. Plus le conditionnement social, l'encadrement réglementaire, la tutelle politique, l'intolérance idéologique s'aggravent, plus la liberté des armes diminue.

 

On peut à ce sujet aisément répondre à certaines campagnes tendancieuses de maniaques anti-armes ou d'ignorants prompts à lancer le public contre quelques boucs émissaires avec de faciles effets sur le thème de la violence.

 

Certains exégètes des thèses de McLean (1) sur la présence de structures reptiliennes dans le cerveau humain, godillent à cœur joie sur ce bateau, passant allègrement de fragiles hypothèses scientifiques à de flamboyantes diatribes philosophiques. L'agressivité et son corollaire, la violence, voire les notions de propriété ou de patrie, auraient leur siège dans cette partie bestiale de notre cerveau. Quelques soins appropriés, grâce à une pharmacologie adaptée, permettront heureusement d'éliminer ces séquelles archaïques et infâmes, favorisant l'apparition de l'Homme nouveau des lendemains de la Conscience qui chante...

 

Outre que l'on a déjà entendu cette chanson-là sur d'autres flûtiaux avec accompagnement de chœurs de suppliciés, mon cerveau est mon cerveau. Peu me chaut d'en confier les transmutations à des inquisiteurs glacés doublés de sorciers en blouse blanche.

 

La violence est inséparable de la condition humaine. Affreuse en soi, elle n'en revêt pas moins, sublimée par l'imagination ou par l'action à laquelle elle est liée, certaines formes fascinantes, voire exaltantes. Les poèmes épiques, la geste de l'aventure humaine sont faits de violences transcendées. Aux yeux des peuples, c'est bien souvent la guerre qui sacre le héros. C'est absurde ou odieux ? Peut-être. Comme la vie. »

 

Dominique Venner – Le livre des Armes 1972

 

(1) McLean Man and his animal brain, 1964